LES TRAITEMENTS DE FOND

Formes progressives

 

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Les traitements de fond
Les Formes rémittentes
Les interférons beta
 

Ce sont des traitements immunomodulateurs qui agissent en modifiant la réponse immunitaire sans entraîner de diminution des défenses du système immunitaire. Ils permettent une diminution de la fréquence des poussées d'environ 30 à 35 %, un ralentissement de la progression du handicap et ont un impact sur l'apparition de nouvelles lésions en IRM.

Actuellement, trois interférons sont disponibles, par ordre alphabétique :

Avonex* (laboratoire Biogen)
Procédé de fabrication : cellule hôte mammifère
Dose de 6 MUI (30 µg) administrée par voie intramusculaire 1 fois par semaine
Conservation du produit à température ambiante (<25°C)
Indications :
1) Patient ambulatoire (EDSS =5.5), SEP de forme rémittente ayant présenté au moins 2 poussées au cours des 3 dernières années.
2) Dès la première poussée pour une période de 12 mois renouvelable, si des critères IRM sont satisfaits (9 lésions dont au moins 1 prend le contraste), tout autre diagnostic différentiel ayant été raisonnablement exclus

Betaferon* (laboratoire Schering)
Procédé de fabrication : cellule hôte bactérienne (Escherichi coli)
Dose de 8 MUI (250 µg) administrée par voie sous-cutanée tous les 2 jours
Indications :
1) Patient ambulatoire (EDSS =5.5), SEP de forme rémittente ayant présenté au moins 2 poussées au cours des 2 dernières années.
2) Dans les formes secondairement progressives pour une période de 12 mois renouvelable, si l' EDSS est inférieur ou égal à 6.5 (capable de marcher 20m) et qu'il existe au moins une poussée durant les deux dernières années

Rebif* (laboratoire Serono)
Procédé de fabrication : cellule hôte mammifère
Dose de 6 ou 12 MUI (respectivement 22 ou 44 µg) administrée par voie sous-cutanée 3 fois par semaine ; la dose la plus élevée est recommandée, la dose inférieure sera proposée en cas de mauvaise tolérance
Indications :
1) Patient ambulatoire (EDSS =5.5), SEP de forme rémittente ayant présenté au moins 2 poussées au cours des 2 dernières années.

 

Aucun interféron n'a prouvé de supériorité en terme d'efficacité. Il n'y a donc pas d'argument scientifique, à ce jour, pour privilégier une molécule par rapport aux autres dans le cadre de leurs indications respectives.

Les contre-indications sont communes aux trois : grossesse, allaitement, antécédents de troubles dépressifs sévères et/ou d'idée suicidaires, épilepsie non contrôlée par le traitement, insuffisance cardiaque, hépatique et rénale sévère, antécédents d 'hypersensibilité à l'interféron ou à l'albumine humaine.

Les effets secondaires immédiats varient en fonction du type d'interféron ß, ils consistent cependant habituellement en des réactions inflammatoires aux sites d'injection (douleurs, rougeurs et indurations) et en des symptômes pseudo-grippaux (fièvre, douleurs musculaires, douleurs articulaires, frissons, fatigue, maux de tête, nausées). Ceux-ci peuvent le plus souvent être contrôlés par des médicaments symptomatiques simples (paracétamol, ibuprofène, anti-inflammatoires.). Ils sont fréquents au cours des trois premiers mois mais ont tendance à s'estomper ultérieurement.

 

Si il est difficile de juger l'efficacité du traitement, son échec sera affirmé par la persistance de poussées nombreuses et sévères, l'apparition d'un déficit progressif entre les poussées ou la survenue d'une progression rapide. Il devra faire envisager un arrêt ou une modification du traitement.

 

Hormis la surveillance clinique habituelle, des contrôles sanguins doivent être réalisés régulièrement (notamment de la fonction hépatique et de la formule de numération sanguine).

 
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L'Acétate de Glatiramère (Copaxone*)
 

C'est également un traitement immunomodulateur dont le mécanisme est différent de celui des interférons. Il a une structure proche de celle d'un des composants de la myéline et agit en tant que « leurre » en détournant la réaction immunitaire vers lui même.

Il s'agit d'un traitement injectable, administré par voie sous cutanée quotidiennement. Il permet une diminution d'environ 30% de la fréquence des poussées. Il est indiqué chez le patient ayant fait au moins deux poussées au cours des deux dernières années.

 
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L'Azathioprine (Imurel*)
 

C'est un traitement plus ancien, utilisé pour son activité immunosuppressive. Il reste prescrit aujourd'hui à ce titre en transplantation dans la prévention du rejet de greffe. Les essais cliniques ayant évalué ce traitement sont anciens et peu nombreux. Ils suggèrent cependant une efficacité modérée sur le nombre de poussées. Par conséquent, il est recommandé de ne pas interrompre ce traitement lorsqu'il est administré depuis de nombreuses années à un patient dont la maladie est contrôlée.

 
 
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La Mitoxantrone (Elsep*)
 

C'est un puissant agent immunosuppresseur.

Il est réservé aux formes très actives de SEP, avec poussées très fréquentes, laissant des séquelles responsables d'une majoration du handicap et avec des signes d'activité à l' IRM. Son usage est strictement hospitalier, en perfusions mensuelles pendant une période maximale de 6 mois.

Il permet de diminuer significativement le nombre de poussées, le niveau de handicap résiduel et le nombre de lésions IRM. Néanmoins, son utilisation est limitée par sa toxicité, en particulier sur le cour et les cellules sanguines. Il est donc indispensable d'évaluer le rapport bénéfice/risque avant toute utilisation, de ne pas dépasser une dose cumulée maximale calculée individuellement et de se soumettre à une surveillance cardiologique et biologique régulière.
 
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Les Formes progressives

 

La prise en charge varie selon qu'il s'agit d'une forme secondairement progressive encore active, c'est à dire avec des poussées, d'une forme secondairement progressive sans poussées ou d'une forme primitivement progressive.
Dans le premier cas, peuvent se discuter le maintien d'un interféron, la mise en route d'un traitement immunosuppresseur ou de Mitoxantrone.

Dans les deux derniers cas, aucun traitement médicamenteux n'a véritablement démontré d'efficacité. En effet, ces formes relèvent sûrement d'autres mécanismes. Les traitements immunosuppresseurs pourraient avoir une petite action sur la courbe évolutive de la maladie. Le traitement repose donc en premier lieu sur une prise en charge rééducative et symptomatique, très bénéfique sur le maintien de l'autonomie et sur la qualité de vie.

 
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